Francois Hollande, le mal aimé | un film de Jean-Michel Djian


« François Hollande, le mal-aimé » un film de Jean-Michel Djian

produit par CinéTV, l’INA et France Télévisions

 diffusion lundi 13 mars 2017 à 20H50 | France 3| durée 90mn


« François Hollande, le mal-aimé »

un film de Jean-Michel Djian

produit par CinéTV, l’INA et France Télévisionsdiffusion lundi 13 mars 2017 à 20H50 | France 3durée 90mn

C’est l’histoire d’un quinquennat improbable qui s’achève sur un renoncement. Mais c’est aussi l’épopée d’un homme public qui, au faîte de sa gloire, se retrouve confronté à une impopularité inédite sous la Vème république. Comment un Président de 62 ans a-t-il pu créer un tel désamour avec son peuple tout en ayant réussi à engager des réformes de société et incarner son pays à l’une des pires périodes de son histoire ?


Avec la participation de :

  • Claire Chazal , journaliste
  • Antonin André, journaliste à Europe1, auteur avec Karim Rissouli de « Conversations privées avec le Président » 
  • Hervé Asquin, journaliste, correspondant de l’AFP à l’Elysée
  • Yves Jeuland, cinéaste,  auteur d’ « Un temps de Président »
  • Tobie Nathan, professeur émérite de psychologie
  • Bernard Poignant, conseiller  auprès du Président
  • Stéphane Rozès, politologue
  • Edwy Plenel, président de Médiapart
  • Daniel Cohn Bendit, ancien député européen
  • Jack Lang, ancien ministre, président de l’Institut du Monde arabe
  • Cécile Duflot, ancienne ministre écologiste
  • Davet /Lhomme, journalistes au Monde, auteur d’ « Un président ne devrait pas dire çà »
  • François Bayrou, président du Modem
  • Aquilino Morelle, ancien conseiller spécial du président
  • Serge Hefez, psychanalyste
  • Patrick Pelloux, ancien collaborateur de Charlie Hebdo médecin urgentiste
  • Pierre Gattaz, président du Medef
  • Marcel Gauchet, philosophe et historien, rédacteur de la revue « Le Débat »
  • Julien Dray, ancien député, conseiller régional d’Ile de Franc
  • Agnès B, créatrice de mode.

Ecriture, interviews et réalisation Jean Michel Djian 

Chef Monteur : Raphael Péaud 

Musique Patrick Morganthaler 

Chef Opératrice Katell Djian

Production :  Fabienne Servan Schreiber ; Lucie Pastor ;  Angèle Le Névé

« Hollande, le mal-aimé » réalisé par Jean-Michel Djian, dresse le portrait en creux d’un président devenu « victime expiatoire d’un système à la dérive ». | Reuters

Premier d’une série de cinq documentaires consacrés par France 3 aux présidents de la Ve République, « Hollande, le mal-aimé » réalisé par Jean-Michel Djian, dresse le bilan du quinquennat et le portrait en creux d’un président devenu « victime expiatoire d’un système à la dérive ».
Dans son film, diffusé lundi soir sur France 3, l’auteur a recueilli les témoignages d’une vingtaine de personnalités qui éclairent de souvenirs et d’analyses ce qu’il appelle « le désamour » du président Hollande par les Français.

Des politiques tels que Julien Dray, Daniel Cohn Bendit, Cécile Duflot, Jack Lang et François Bayrou, des journalistes dont Edwy Plenel, patron de Mediapart, ou le président du Medef, Pierre Gattaz, mais aussi la créatrice Agnès B. qui l’a relooké, tous livrent leur vision de ce président qui voulait être « normal ».

« Ça, ce n’était pas supportable pour les Français, ils sont trop anxieux pour avoir à leur tête un président normal », a déclaré Jean-Michel Djian. « Ils ne veulent pas de sa normalité, ils veulent un président extraordinaire. »

Au contact de François Hollande, dans un dîner, « on oublie vite qu’il est président », déclare Yves Jeuland, cinéaste, auteur d’« Un temps de président », intervenant dans le film.

« UN PRÉSIDENT FORMICA »

Chaque chef d’État a eu une manière de s’adresser aux Français, note encore Jean-Michel Djian.

« Charles de Gaulle savait parler à la France, François Mitterrand savait parler aux Français, mais aujourd’hui François Hollande, lui, parle aux journalistes. »

Il est « dans le dédoublement », poursuit le réalisateur. « Sa force c’est cela. Un président formica, tout glisse sur lui », ajoute-t-il, citant la formule d’un correspondant de l’AFP à l’Élysée, Hervé Asquin, dans le film.

« Quand le président a compris qu’il devrait se soumettre aux fourches caudines de la primaire de la gauche, il ne s’y est pas résolu », dit Jean-Michel Djian. La primaire véhicule l’idée que « tout le monde peut être président » : François Hollande est « la victime expiatoire d’un système à la dérive, mis en place par ses prédécesseurs ».

Pour le réalisateur, à partir du 1er décembre, date à laquelle il renonce à candidature, François Hollande devient « le spectateur éclairé de sa propre défaite ».