Aude de Tocqueville

Aude de Tocqueville

Spécialiste du patrimoine architectural et artistique des différentes régions de France ou de l’étranger, Aude de Tocqueville est l’auteur de nombreux ouvrages sur ce thème, aux éditions Larousse, Hachette, Minerva, La Martinière, Sélection du Reader’s Digest, etc (Guide Tocqueville des musées de France, La France d’île en île, 365 églises et abbayes de France, Thaïlande, Brésil, Portugal, Antilles…).

De 2003 à 2008, elle a dirigé la collection « Au cœur des villages de France » aux éditions Atlas et écrit plusieurs livres sur le même sujet : Hier, nos villages et Merveilleux villages de France (éd. Aubanel), Les plus beaux villages de France (éd. SRD), Villages sur les routes de Compostelle (éd. Atlas), ainsi qu’un ouvrage sur l’histoire de la famille française durant les Trente Glorieuses (Il était une fois la famille : 1945-1975, éd. Aubanel).

Cette fervente parisienne est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur Paris (Paris, Citadelles&Mazenod ; Paris en lumières (éd. Hermé) ; Paris : 1945-1975 ;  Cent monuments pour raconter l’histoire de Paris, Aubanel ;  Ca, c’est Paris, La Martinière…).

Son Histoire de l’adultère (éd. de La Martinière) a reçu le grand prix des lectrices de Elle en 2000.

Depuis 2010, exploitant les archives du peintre et photographe Georges Gasté (1869-1910), elle se consacre à faire redécouvrir cet artiste à travers une biographie (Georges Gasté, traquer le soleil dans l’ombre, Arthaud, 2013), un film (Un Orient d’ombre et de lumière, Maha Production) ainsi que de nombreuses expositions en France et à l’étranger (Paris, musée du Montparnasse, Riom, Alger, Oran, Constantine, New Delhi, Chennai, Bangalore…).

Sorti en octobre 2014, son Atlas des cités perdues (Arthaud) vient d’être traduit en allemand et en anglais.

http://www.audedetocqueville.com/


georges gaste

GEORGES GASTE, PEINTRE ET PHOTOGRAPHE
(1869-1910)

Dans la grande famille des orientalistes, Constant Georges Gasté est un peintre atypique : sa vie déracinée et son tempérament sauvage l’ont éloigné du milieu pictural de son époque. Il obtiendra pourtant plusieurs récompenses de son vivant et, un an après sa mort, une rétrospective de ses œuvres au Grand-Palais sera unanimement saluée par la critique. Avec raison : vibrant et sensible à la manière de ses toiles, ce merveilleux portraitiste et photographe a su immortaliser avec une rare vérité la vie en Orient.

Né en 1869 à Paris, dans une famille de marchands de tableaux, Gasté connaît une enfance solitaire. A tout juste dix-huit ans, il entre aux Beaux-Arts, dans l’atelier de Cabanel. En 1892, c’est la révélation : il découvre la lumière du Sud lors d’un voyage au Maroc et décide de devenir orientaliste. Sa vie aventureuse débute en Algérie puis en Egypte, où il produit une œuvre abondante, fixant sur la toile ou sur la plaque de verre –Gasté fut également un formidable photographe- la vie quotidienne de ces pays de poussière et de sable.

En 1905, il rêve de pays plus lointains encore. Ce sera « cette terre mystique des Indes » : installé d’abord à Agra, au bord du fleuve qui longe le Taj Mahal, il est séduit par cette Inde musulmane qui lui inspire des toiles d’une grande humanité. Mais l’attrait du voyage le reprend et il se lance dans un nouveau périple, à Venise et à Constantinople. En 1908, l’artiste retrouve l’Inde. Il s’établit à Madurai, capitale du pays tamoul et haut lieu de l’Hindouisme, où il forme quelques élèves dans son atelier. Pendant six mois, il a l’autorisation (exceptionnelle pour un Européen) de réaliser plusieurs tableaux dans l’enceinte du grand temple : parmi eux, le Bain des Brahmines, actuellement dans les collections du musée d’Orsay, est encensé par la critique lors du Salon de Paris de 1910. Malgré une notoriété qui s’accroit, Gasté meurt en septembre de la même année -il a 41 ans- dans la solitude de son atelier indien. Sa vive sensibilité mêlée à un tempérament dépressif aura eu raison de celui qui affirmait : « on ne peut contrecarrer son destin, c’est lui et lui seul qui nous conduit ».

Contrairement à la plupart des orientalistes européens qui se cantonnèrent à l’Afrique du Nord et au Proche-Orient, reproduisant dans leurs ateliers parisiens des pastiches de la vie orientale, Georges Gasté est l’un des rares peintres à être allé jusqu’aux Indes et surtout à avoir vécu au milieu de la population locale, fuyant une société coloniale dans laquelle il ne se reconnaissait pas. Ses principes picturaux -soigner l’idée avant la forme, éviter le détail pittoresque, mettre de l’unité- est née une oeuvre émouvante et originale, notamment dans la manière de privilégier l’intensité d’un regard, l’authenticité d’une scène. Finalement, l’une des forces de Gasté est d’avoir suivi son chemin sans se soucier des courants artistiques de son époque. Tout au long d’une vie qui se confond avec l’œuvre, il a mis en scène des histoires, que chacun peut interpréter selon sa propre histoire, ses propres interrogations. La façon d’être au monde de celui qui disait : « Peindre, c’est penser à montrer des caractères, des passions et des sentiments plutôt que de la couleur locale, bien inutile à côté de ce qui touche l’âme »…
Si Gasté est un peintre de talent, c’est aujourd’hui son œuvre photographique qui s’avère la plus personnelle, et d’une surprenante modernité. Grâce à sa proximité avec les populations des pays où il a vécu, l’Algérie, l’Egypte et l’Inde, l’artiste a réalisé des photos d’une grande spontanéité, loin des photos orientalisantes et souvent « fabriquées » de l’époque. Si, grâce à son œil d’artiste, elles sont de véritables œuvres d’art –maîtrise parfaite de la composition et des effets de lumière-, elles doivent également leur intérêt à leur caractère ethnographique, racontant la vie de tous les jours au Maghreb et en Inde, à la charnière entre deux siècles.

En 2013, une exposition au musée du Montparnasse, à Paris, Georges Gasté, un Orient d’ombre et de lumière, a réuni l’œuvre picturale et photographique de l’artiste et a fait l’objet d’un catalogue (éditions Arcadia-Musée du Montparnasse). Une exposition de son œuvre algérienne, Georges Gasté, l’art plus que la vie, s’est déroulée au Centre Culturel algérien (Paris).

Vente de photos: Inde, Algérie

LES PHOTOS

Ces photos sont vendues en série limitée (12), sous le label Digigraphie (à l’exception des formats 80 x 60 cm et A3+) : chaque reproduction est donc considérées comme une œuvre d’art, numérotée, référencée et signée par Aude de Tocqueville.


TECHNIQUE DE REPRODUCTION

Les photos ont été numérisées à partir de plaques de verre, dans l’atelier Martin Garanger. L’impression a été réalisée par ce spécialiste du tirage jets d’encre en grand format.

Vente de photos: Inde, Algérie